Depuis le COVID. . il a fallu tourner une page !!! je n'ai pas fini de vous surprendre. .. ????????
     

Grand Nichoir du Phoenix

Alexandra ALLARD
INCIPIT
«  Où nul chemin n’était tracé nous avons volé » Rainer Maria Rilke.
Pour cette exposition au Parc Phoenix vous trouverez mes peinture et le Nichoir dans La salle Cassini à droite en entrant, les Cartes et le Cabinet de Curiosités dans la salle Floréal à gauche en entrant.
INCIPIT veut dire au début était ; la ligne, le mot , le trait , le verbe…. La première note du chant … pour moi le début est comme pour tout les artistes UN je ne sais quoi émotionnel qu'il faut ensuite traduire, je l'ai traduit de deux façons progressivement depuis 2005 et maintenant j'en suis arrivée au Nichoir en 2017.. le fil conducteur est que l'oiseau m'a guidé, j'ai tenté de suivre et de comprendre son vol, ses habitus et j'ai trouvé une grande sagesse dans son comportement. Ensuite Quand Le Musée des Arts et Traditions Populaires M'a accueilli l'an dernier avec ses oiseaux naturalisés à Draguignan de juin à septembre et que cette année je suis au Parc Phoenix je pense que mon travail se met en résonance avec le propos du lieu et le respect des animaux qui s'y trouvent.

Je suis née à Paris en 1952 boulevard du Port Royal, et j'ai fait mes études d'art à l'ENSBA du quai Malaquais diplôme décerné par Soulages, j'y ai lié des amitiés solides avec H. Goetz, H.Hartung, Chapelain -Midi, Licata et César,. .. Mon atelier, depuis 1989, est sur les hauteurs de Nice et domine la ville au milieu d’une olivaie. Je suis entourée d’oiseaux qui sont mes modèles familiers ; mésanges, merles, corneilles, pies, grand duc, héron, pic vert….C'est en 1990 que je commence les séries stroboscopiques des corps en mouvement qui mettront sur mon chemin lors d'une exposition à Alès le professeur Hugues Monod du Collège de France. Etienne Jules Marey et ses recherches m'amèneront à traiter de ce qui marche, courre ou vole : perchiste, sauteur, plongeur..le vol du goeland, du pelican, du héron, de la colombe... En commençant par le mythe d’Icare, qui fût à la fin de sa chute transformé en pintade pour le reste de sa vie, j'ai choisi la dissolution du corps humain pour ne garder que l'oiseau et son vol. Pour sa mise à distance avec le paysage et son regard. Rappelant au Passage Farid Al-Din Attar et la Conférence des oiseaux de 1177 (poète persan) ou La Fontaine et ses Fables 1668.
Ce mythe est le passage de l’ancien au nouveau monde, avec lui on peut faire le même parcours dans cette technique Boschienne qui consiste à modifier sans cesse l' échelle des choses et on peut imaginer le paysage à partir de la carte comme on le veut à la taille qui nous convient comme si nous prenions la place de l'oiseau. Le regard du peintre est un œil tableau, un œil monde, un « kumini » un paysage réduit à un œil cartographique, un œil Icarien. Toute carte est « in situ » pour autant que le site est absent, et ce n’est pas par hasard si le regard est dit « à vol d’oiseau » et sur mon œuvre- carte ou boîte de médicaments l’oiseau vole ou se pose ici ou là, comme sur un lieu habité par un nouveau contenu sensible devenu aujourd'hui un «  NICHOIR ». Qui exprime l'absence et la présence et peut être le regret du lien vital, mais qui manifeste encore la joie migratoire du mouvement.
Les boites de médicaments et pansements sont récoltées par le centre de soins Maupassant rue de Russie à Nice et la Pharmacie du Pin place du Pin à Nice et je les remercie vivement, sans eux mon projet ne pourrait pas prendre forme !